Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 13:26

Joyeux 1er Mai !

Bonne fête du travail !

Ça sent bon le muguet...

Les fesses sur l'émail...

 

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Par Maël
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Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 13:44

C'est le quotidien.

Ca l'a toujours été.

C'est lui qui tue, qui asphixie nos envies,

Qui cimente les méandres de l'ennui,

Il les fige en nous.

 

Devenus chemins boueux et lourds de la fatalité,

ils lestent nos pas, nos journées,

nous empêchent de voir le temps passer.

Par Maël - Publié dans : autobiographie
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 10:37





  Le chemin s'est ouvert en deux bras identiques,
     Seuls quelques nuages, à l'horizon de chacun,
          Les différencient un peu.
 
          Maintenant je joue le jeu.
      Mes certitudes oubliées, et par la main,
  Nous irons beaux et fiers au son de la musique.

Cherchant à nous plaire,
Les villes, à notre approche, nueront leurs atours
Des couleurs chaudes et berçantes de la norme.

Le coeur libre, le poing serré et pareils à des hommes,
Le vide en poche, nous les traverserons, sourds
A l'écho militaire
De leur logorrhée publicitaire.

    
Par Maël - Publié dans : autobiographie
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 09:47

               A l'instar de la grande majorité de mes congénères, je fus entraîné dès mon plus jeune âge à l'appréhension inconsciente de ma soumission aux règles d'une lutte déjà perdue.
    
     Par la question qui leur est posée au moment où leur cerveau est en mesure de projeter leur existence dans l'avenir: " Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand?", les malheureux non-rentiers, qui n'ont que leur corps comme richesse échangeable dans le combat, doivent vite se rendre à l'évidence de l'effort qu'il faudra fournir afin d'endosser une fonctionnalité socio-financio-identitaire, grâce à laquelle ils pourrons espérer être "suffisamment" rétribués dans le but de se sortir de ce que nous considérons être Rien, l'échec de la vie, la non-possession, en somme...

     Nous pouvons ainsi, fonctionnellement, acquérir enfin les produits-placebos qui satisfont des besoins fabriqués et grossièrement insufflés dans nos valeurs existentielles. Ainsi il en va de la propriété ou de la consommation des inévitables avancées technologiques...

     Les satisfactions vitales, de la faim et de la soif sont bien entendu primordiales. Et pourtant... Nous devons nous montrer dociles, assujettis huit heures par jour, cinq jours par semaine ( chez les mieux lotis d'entre nous ) pour recevoir le droit d'accéder à ces demandes naturelles.


     Pourtant nous ne sommes pas dans l'obligation vitale de prendre part à cette aliénation identitaire qui fait plier les fondements solidaires de l'évolution de l'espèce.
     Il nous reste les chemins de traverse, les "autres solitudes" :


          A l'instar de quelconques références, les frontières me sont elles aussi inconnues.
     Je vais réclamer mon droit à la vie aux portes des citoyens d'un humanisme universel, cette république n'a qu'un parlement, la voix du peuple, la voix de chacun.
     Certains vous diront que cet État est utopique et pourtant ces mêmes sont généralement assez généreux.  Et je sais que beaucoup d'entre eux s'assoient difficilement sur certains de leurs épineux principes ou sur quelques unes de leurs douillettes valeurs, afin de remplir la gamelle d'un chie... d'un humain errant.
     Je les remercie de ne pas brandir le bâton à mon arrivée, ils sont déjà bien assez nombreux à faire tonner les fusils de la morale, m'obligeant à rebrousser chemin.
       
    
Par Maël - Publié dans : autobiographie
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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 09:10

       
          Depuis l'adolescence je connais de temps en temps une étrange sensation. Ça s'agrippe à mon ego et titille je-ne-sais quelle fierté dont je me pare à l'évocation de quelques raretés artistiques, culturelles et même politiques que je pense être un des seuls à apprécier à leur juste valeur.
     Quel con prétentieux je fais tout de même parfois.
..

          C'est précisément quand la majorité de mes congénères décide de partager ce même intérêt que je me mets à exécrer l'objet du-dit intérêt.
     Combien de textes ai-je pu bannir de mes lectures à cause de cette vexation mal placée?
Combien de films ne suis.je pas allé voir pour l'unique raison que beaucoup de gens l'avaient apprécié? Combien de fois ai-je cru devancer les modes? Combien de penseurs ai-je contredit dans le simple but de le faire quand autour de la table la majorité y adhérait?

          Ces derniers temps encore je ressens cette sensation et me désolidarise donc de la pensée ambiante. Je dois dire que même si je pense sincèrement l'avoir vu venir, quand on a les pieds dans la merde, ça fait toujours quelque chose de sentir ses narines trembler sous les fétides effluves.

     La mode est à la merde intellectuelle.
    
     Préparons-nous! Si nous n'influons pas maintenant sur les décisions stylistiques douteuses de nos dirigeants, c'est du fond chiasseux de leurs idéaux que le prêt-à-porter de demain ira chercher ses tendances : tout le monde à poil, une matraque dans le cul et un bracelet électronique à la cheville qui nous tasera quand nous dévierons du seul chemin qui nous sera autoriser de suivre, celui nous menant de notre maison ( en carton bio recyclé ) à notre lieu d'exploitation.

          " Ils nous paraissent grands car nous sommes à genoux, debout!"

Par Maël - Publié dans : autobiographie
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 14:10

               " Le travail est ce que l'homme a trouvé de mieux pour ne rien faire de sa vie."
                                                                                                                    Raoul Vaneigem.


          Dans un décor moribond ciselé à même la roche par un burin millénaire, la vie grouille de quotidienneté.
     La population locale s'affaire comme des fourmis le long de ces chemins, balisés de normes, bordés de règles moralisatrices et de traditions séculaires. Ça les rassure, ces poussières en puissance, d'avoir un itinéraire tout tracé, déjà convenu.

          Ici, les montagnes sont toutes puissantes.
     Elles paraissent pourtant bien mortes, immobiles et, pour une vie d'homme, immuables.
     Imbues d'elles-mêmes, elles se dressent, prétentieuses, sur la ligne d'horizon, nous bouchant la vue d'un possible ailleurs, à l'occasion.
     Rien ici ne leur fait peur et, en attendant qu'une plaque tectonique vienne les ébranler, elles se jouent des vents enfantins qui tentent de les chatouiller.
     Même ces soit-disant tempétueux portent des noms flirtant avec la mièvrerie. Ainsi, le vent du nord, froid il est vrai mais trop timide et trop poussif, rougi à la rencontre des flancs rocheux pour y déposer sa "Bise".

          Il n'y a guère que quelques contemplatifs un peu attardés comme moi qui peuvent rester là, à scruter l'immobilité, la passivité de la nature.
     Les autres se sont agglutinés sur les bords de la seule imposante, mais fermée, étendue d'eau... douce!
     N'étant quasiment jamais rappelés à l'ordre des choses par quelques forces physiques naturelles, ils se concentrent sur leur propre individualité et développent ainsi une extraordinaire prétention.

          L'espèce humaine est ici célébrée dans ce qu'elle a de plus navrant :
      l'égoïsme, le culte de l'effort, et de la sueur financière crasse qui en découle ( à tels flots qu'on y exhibe ses richesses sans modestie aucune ), et le consumérisme outrancier dont on sait, et dont on dit aujourd'hui enfin, qu'il est facteur du réchauffement climatique et autres dérèglements terrestres.

          Cet écrin de connerie, cette réserve d'esclaves guenillés d'autosuffisance s'appelle la France... heu... la Suisse.

         


Par Maël - Publié dans : Journal d'un exilé volontaire en Capitalésie
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 14:03


          " Alors? On est venu se faire de l'argent, ou bien?! Comme tous ces portugais qui viennent prendre le boulot des suisses! Juste le temps de construire leur maison, chez eux, là-bas!"  
               Un vieux bernois, "pur jus", à propos, entre autres, des éducateurs s'occupant de
               son fils handicapé, en 2007.

          En 2007 car aujourd'hui, en 2009, les votations sur l'élargissement des accords bilatéraux entre l' Union Européenne et la Suisse, à la Hongrie et à la Roumanie ont eu lieu et visiblement le peuple suisse est tout à fait enclin à accueillir de nouveaux travailleurs venus d'horizons divers. Tiens? Ça m' fait penser à un truc que j'ai écrit il y a quelque temps... un jour de mauvaise esprit sans doute...
Par Maël - Publié dans : Journal d'un exilé volontaire en Capitalésie
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 09:06
          ... né il y a ... je ne m'en souviens plus. L'ai-je d'ailleurs jamais su? Mais qu'importe, je suis toujours là, c'est ce qui compte, non?

          Le premier soleil contre lequel mes yeux se sont brûlés était levant, là-bas derrière les monts d'Arré. Sur le versant d'une montagne faisant baigner sa robe dans le ressac d'une marrée atlante, attenante à quelques plages océaniennes ou américaines.
    
          De cela non-plus je ne me souviens pas grand chose à vrai dire.

          Je suis né là, en cet endroit si particulier où l'on parle le britto-swaïli, l'anglo-quechua, le franco-hindi et un certain flamand accentué d'italo-espagnol.

          Je suis Mexico-berbère, sino-canadien, afro-palestinien, israelo-tibétain.

          Je suis sapiens, le p'tit dernier, en attendant le prochain.

" Nous sommes suffisemment minables pour être libres." - Didier Super.

          Je suis un... être humain né en 1979, selon le calendrier chrétien en vigueur là d'où je viens, étiqueté, dans l'ordre croissant: cornouaillais, finistérien, breton, français, européen, occidental, terrien etc...

          Je suis scarifié de frontières, marqué au fer rouge de la limite, tatoué des pieds à la tête, les pâles et ternes schémas normatifs se disputant chaque centimètre de mon être.
Par Maël - Publié dans : autobiographie
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 14:03
          Dans le train qui me menait pour la première fois en Suisse, en 2004 précisement,  je me souviens avoir écarquillé les yeux à la vue de tant de neige. La campagne était blanche, immaculée, sous mon regard ébahi. Et pourtant, avec le vocabulaire en vigueur ici, comment se fait-il qu'un "packaging" si attrayant renferme un "produit" si laid?

     Le blanc chatoyant de la carte postale vivante de mon arrivée a vite laisser la place au gris sale et indélébile de l'argent, d'un salaire, d'un emploi, d'une..."situation".
     Le noir oppressant de l'obligation de rentabilité humaine.

     Ici non plus, il n'était visiblement pas permis d'espérer vivre sans rendre de comptes à qui ou quoi que ce soit.

         
          Oh Là!! Je n'ai aucune prétention. A part l'amour, rien n'a motivé ma venue ici ou mon départ pour ailleurs. Je ne suis pas pellerin, aucune étoile ne me guide et marcher dans les pas de Kerouac ou d'un autre ne me concerne pas; bref, il n'y a rien d'intiatique là-dedans!

     Je suis bel et bien sur la route, On the road again Nanard, effectivement... mais je traine des pieds, je fige le paysage quand je veux moi Môssieur! Je suis en errance, je chasserai les papillons d'un coin à l'autre de la panète et mon jardin est immense.
     Je dois avouer, à qui voudrait m'extirper des aveux, que je me fous de savoir ce qui s'y est passé et qui pourra profiter de ces innombrables fruits à l'avenir.
     "Nous empruntons la terre à nos enfants"? disait je-ne-sais quel écologiste, ok, alors profitons-en!


Par Maël - Publié dans : Journal d'un exilé volontaire en Capitalésie
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 16:25
            J'ai le sentiment d'avoir toujours eu en moi une profonde impatience. Qu'ai-je  bien pu attendre avec tant d'espoir pendant toutes ces années? Je n'ai malheureusement pas de réponse.
A force de constater l'absence de réponse à cette question, l'impatience que je ressentait s'est muée en un ennui abyssal doublé de la crainte de ne jamais être satisfait. Ah, si seulement je pouvais expliquer quel est ce besoin à satisfaire... Je peux tout de même en distinguer quelques traits, les plus caractéristiques sans doute. Je peux même les retranscrire ici, je vais essayer, au moins.

    La première notion qui, me semble t'il, attise ce désir ou embrase ce besoin est la liberté. Celle que chantait Moustaki, celle qui, invisible, t'accompagne dans la solitude du chemin que tu auras choisi. Celle qui ne tolère jamais aucune entrave, aucune barrières se dressant le long de son périple, de son voyage interminable, infini.
La liberté me pousse à m'insurger face aux injustices que je croise constamment sur la route qui, paraît-il, m'est destinée. Le mot même de destin m'est insupportable. Je combats tout conditionnement. Je plisse les yeux et essaie de lire entre les lignes pour y débusquer les traces de quelques contraintes. Rien ne doit faire l'objet de prévisions. Laissons aller le temps à son burinage naturel, imparable pour le coup, sur nos vies. Il n'y a pas de modèle à suivre, n'ayons aucune référence.
Le seul destin dont nous ne pouvons, pour l'instant du moins, nous détacher est le temps. Une seule dirsction, la mort. Alors, sérieusement, je sais pas pour vous mais moi, je compte bien profiter des heures qui passent. Je sais pas pour vous, mais moi je compte bien rester sur mon cul à simplement sentir le temps faire sa représentation.
Même si il est vrai que, de temps en temps, j'éprouve quelques vélléités d'action, bien senties, qui me raprocheraient de la satisfaction du fâmeux besoin (cf. ci-desus), j'ai tellement peu d'espoir de découvrir la foutue réponse à cette foutue envie chevillée aux tripes, que je préfère ne rien faire.
Sachez enfin que quand l'ennui et la crainte du pire vous laissent un peu de repis, ne rien faire est très très agréable. Pour ma part, lorsque ces moments m'assaillent, je frôle des doigts une certaine sérénité: la respiration calme, des battements de coeur lourds et forts mais aussi lents et espacés, attentif à l'environement dans lequel je me trouve, je le comprend et établi alors une confiance sans faille entre lui et moi. Je me mets à distance et regarde les choses avec un petit sourire moqueur à la commissure des lèvres.

A suivre...
Par Maël - Publié dans : autobiographie
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