Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 16:25
            J'ai le sentiment d'avoir toujours eu en moi une profonde impatience. Qu'ai-je  bien pu attendre avec tant d'espoir pendant toutes ces années? Je n'ai malheureusement pas de réponse.
A force de constater l'absence de réponse à cette question, l'impatience que je ressentait s'est muée en un ennui abyssal doublé de la crainte de ne jamais être satisfait. Ah, si seulement je pouvais expliquer quel est ce besoin à satisfaire... Je peux tout de même en distinguer quelques traits, les plus caractéristiques sans doute. Je peux même les retranscrire ici, je vais essayer, au moins.

    La première notion qui, me semble t'il, attise ce désir ou embrase ce besoin est la liberté. Celle que chantait Moustaki, celle qui, invisible, t'accompagne dans la solitude du chemin que tu auras choisi. Celle qui ne tolère jamais aucune entrave, aucune barrières se dressant le long de son périple, de son voyage interminable, infini.
La liberté me pousse à m'insurger face aux injustices que je croise constamment sur la route qui, paraît-il, m'est destinée. Le mot même de destin m'est insupportable. Je combats tout conditionnement. Je plisse les yeux et essaie de lire entre les lignes pour y débusquer les traces de quelques contraintes. Rien ne doit faire l'objet de prévisions. Laissons aller le temps à son burinage naturel, imparable pour le coup, sur nos vies. Il n'y a pas de modèle à suivre, n'ayons aucune référence.
Le seul destin dont nous ne pouvons, pour l'instant du moins, nous détacher est le temps. Une seule dirsction, la mort. Alors, sérieusement, je sais pas pour vous mais moi, je compte bien profiter des heures qui passent. Je sais pas pour vous, mais moi je compte bien rester sur mon cul à simplement sentir le temps faire sa représentation.
Même si il est vrai que, de temps en temps, j'éprouve quelques vélléités d'action, bien senties, qui me raprocheraient de la satisfaction du fâmeux besoin (cf. ci-desus), j'ai tellement peu d'espoir de découvrir la foutue réponse à cette foutue envie chevillée aux tripes, que je préfère ne rien faire.
Sachez enfin que quand l'ennui et la crainte du pire vous laissent un peu de repis, ne rien faire est très très agréable. Pour ma part, lorsque ces moments m'assaillent, je frôle des doigts une certaine sérénité: la respiration calme, des battements de coeur lourds et forts mais aussi lents et espacés, attentif à l'environement dans lequel je me trouve, je le comprend et établi alors une confiance sans faille entre lui et moi. Je me mets à distance et regarde les choses avec un petit sourire moqueur à la commissure des lèvres.

A suivre...
Par Maël - Publié dans : autobiographie
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