Lundi 9 février 2009
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14:03
Dans le train qui me menait pour la première fois en Suisse, en 2004 précisement, je me souviens avoir
écarquillé les yeux à la vue de tant de neige. La campagne était blanche, immaculée, sous mon regard ébahi. Et pourtant, avec le vocabulaire en vigueur ici, comment se fait-il qu'un "packaging"
si attrayant renferme un "produit" si laid?
Le blanc chatoyant de la carte postale vivante de mon arrivée a vite laisser la place au gris sale et indélébile de l'argent, d'un salaire, d'un emploi,
d'une..."situation".
Le noir oppressant de l'obligation de rentabilité humaine.
Ici non plus, il n'était visiblement pas permis d'espérer vivre sans rendre de comptes à qui ou quoi que ce soit.
Oh Là!! Je n'ai aucune prétention. A part l'amour, rien n'a motivé ma venue ici ou mon départ pour ailleurs. Je ne suis pas pellerin, aucune
étoile ne me guide et marcher dans les pas de Kerouac ou d'un autre ne me concerne pas; bref, il n'y a rien d'intiatique là-dedans!
Je suis bel et bien sur la route, On the road again Nanard, effectivement... mais je traine des pieds, je fige le paysage quand je veux moi Môssieur! Je suis en
errance, je chasserai les papillons d'un coin à l'autre de la panète et mon jardin est immense.
Je dois avouer, à qui voudrait m'extirper des aveux, que je me fous de savoir ce qui s'y est passé et qui pourra profiter de ces innombrables fruits à l'avenir.
"Nous empruntons la terre à nos enfants"? disait je-ne-sais quel écologiste, ok, alors profitons-en!